Colloque international à Paris : Me Saïd Larifou plaide pour une refondation équitable de la gouvernance économique mondiale

Colloque international à Paris : Me Saïd Larifou plaide pour une refondation équitable de la gouvernance économique mondiale
De retour d’Addis-Abeba où il a activement plaidé en faveur de la Conférence Dakar 2026 sur l’émergence du droit international africain, Me Saïd Larifou a poursuivi son offensive diplomatique et intellectuelle en prenant part, à Paris, au colloque international intitulé « Repenser la gouvernance économique mondiale : le G7 2026 sur la route d’une transition juste ? ».
Organisée au Palais Bourbon par le CCFD-Terre Solidaire, à l’invitation de plusieurs députés français, cette rencontre de haut niveau a réuni experts, parlementaires et acteurs de la société civile autour des enjeux cruciaux de la régulation financière mondiale, de la dette et de la justice économique.
Une intervention remarquée de Me Saïd Larifou
Dans une prise de parole à la fois structurée et engagée, Me Saïd Larifou, avocat international, militants engagé en faveur du droit positif et figure panafricaniste reconu, a salué la qualité de l’organisation ainsi que la portée symbolique du cadre choisi, l’Assemblée nationale française.
Il a notamment rendu hommage au CCFD-Terre Solidaire pour avoir su « placer l’exigence de justice et de solidarité au centre des débats sur la régulation financière et la dette », soulignant l’importance d’ouvrir ces discussions aux voix du Sud.
Mais au-delà des félicitations protocolaires, l’homme politique a livré une analyse critique des déséquilibres persistants dans la gouvernance économique mondiale, en mettant en avant trois priorités majeures pour l’Afrique.
Une réforme systémique devenue incontournable
Premier axe fort de son intervention : la nécessité d’une refonte profonde des mécanismes de gouvernance mondiale. Selon Me Larifou, le système actuel ne peut plus ignorer les aspirations des pays africains et du Sud global. Il a insisté sur le fait que ces États ne doivent plus être considérés comme de simples bénéficiaires de l’aide internationale, mais comme de véritables partenaires stratégiques dans la définition des règles économiques mondiales.
Cette position s’inscrit dans la continuité de son plaidoyer à Addis-Abeba pour l’émergence d’un droit international africain capable de mieux défendre les intérêts du continent.
La transparence financière comme levier de souveraineté
Le deuxième point clé de son intervention a porté sur la justice fiscale mondiale. Me Saïd Larifou a soutenu le plaidoyer du CCFD-Terre Solidaire en faveur d’une fiscalité internationale plus équitable, qu’il considère comme une condition indispensable pour permettre aux États africains de mobiliser leurs propres ressources.
Pour lui, la transparence financière constitue un enjeu de souveraineté : sans elle, les efforts de développement restent fragilisés par l’évasion fiscale, les flux financiers illicites et les déséquilibres structurels du système mondial.
Remettre l’éthique au cœur de l’économie
Enfin, l’avocat panafricaniste a rappelé avec force que l’économie ne peut être dissociée des valeurs humaines fondamentales. « L’économie doit être un outil au service de la dignité humaine et non l’inverse », a-t-il martelé, appelant à une gouvernance mondiale plus éthique, plus solidaire et plus respectueuse des peuples.
Cette dimension morale de son intervention a particulièrement résonné avec le thème de la transition juste, largement débattu lors des deux tables rondes du colloque.
Un colloque de haut niveau au Palais Bourbon
Ouverte par le député Dominique Potier, la rencontre a bénéficié de l’expertise de plusieurs personnalités de renom, dont le professeur Bertrand Badie (Sciences Po), Thomas Melonio de l’Agence française de développement, ainsi que des responsables du Climate Action Network et du CCFD-Terre Solidaire. Les discussions ont porté sur les défis du développement et du climat, ainsi que sur le rôle des acteurs économiques privés dans un monde en transition.
Dakar 2026 en ligne de mire
La participation de Me Saïd Larifou à ce colloque parisien s’inscrit dans une dynamique plus large de mobilisation intellectuelle et politique autour de la future Conférence Dakar 2026 sur l’émergence du droit international africain.
Par son double plaidoyer — à Addis-Abeba puis à Paris — l’avocat panafricaniste entend manifestement peser dans les débats internationaux afin que la voix de l’Afrique soit davantage prise en compte dans la redéfinition de l’ordre économique mondial.
Vers un nouvel équilibre mondial ?
En conclusion de son intervention, Me Saïd Larifou a adressé ses félicitations aux organisateurs et aux intervenants pour la qualité des échanges, tout en exprimant le vœu que cette rencontre marque une étape décisive vers un ordre économique mondial plus équitable.
Un message clair qui confirme la montée en puissance des voix africaines dans les débats globaux sur la gouvernance économique — et qui annonce, déjà, les enjeux majeurs de Dakar 2026.

