Non classé

ÉPÉ-EKPÉ DES GUINS

La 363ᵉ édition placée sous le signe historique de la pierre blanche (Une célébration ancestrale marquée par l’engagement remarquable de la Princesse Dédé Pamela Tetteviah)

Dans la vie des peuples, il y a des rendez-vous qui dépassent le simple cadre d’une célébration ordinaire pour devenir des moments de mémoire, de transmission et de communion avec l’histoire. La fête traditionnelle Épé-Ekpé, l’un des plus importants patrimoines culturels du peuple Guin, appartient incontestablement à cette catégorie.

Le jeudi 3 septembre dernier, la forêt sacrée d’Avé-Gbatso, à Glidji-Kpota au Togo, a renoué avec la ferveur de plusieurs siècles de tradition. Dans ce sanctuaire chargé de symboles, les regards étaient tournés vers le Kpéssosso, le rituel de prise de la Pierre sacrée, moment culminant de la 363ᵉ édition de cette célébration ancestrale.

Venus de différentes régions du Togo, du Bénin, du Ghana, mais également de la diaspora, des milliers de fidèles, de dignitaires traditionnels, d’initiés et de visiteurs ont convergé vers Glidji pour vivre ce moment exceptionnel de spiritualité, d’identité et de transmission culturelle.

Dans le silence solennel de la forêt sacrée, les initiés Gê Yéhoué ont procédé à la révélation de la Pierre sacrée, dont la couleur et les signes sont traditionnellement interprétés comme des indications sur les grandes tendances de l’année à venir.

Cette année, la Pierre blanche a particulièrement retenu l’attention. Porteuse d’une forte charge symbolique dans l’imaginaire spirituel Guin, elle vient inscrire cette 363ᵉ édition dans une perspective empreinte d’espérance, de sérénité et de confiance en l’avenir.

Mais au-delà du rituel et de sa dimension spirituelle, Épé-Ekpé demeure surtout un formidable espace de rassemblement. Il rappelle que les peuples ne vivent pas seulement de modernité et de transformations économiques : ils vivent aussi de mémoire, de racines, de symboles et de cette capacité à transmettre aux générations futures ce qui constitue leur identité.

C’est dans cette dynamique que l’implication de la Princesse Dédé Pamela Tetteviah mérite d’être particulièrement saluée. Par sa présence, son engagement et l’intérêt constant qu’elle porte à la valorisation de ce patrimoine culturel, elle contribue à donner à cette célébration une résonance qui dépasse les frontières du pays.

Son engagement traduit une conviction essentielle : préserver une tradition, ce n’est pas regarder le passé avec nostalgie ; c’est donner à l’avenir des racines suffisamment solides pour qu’il puisse s’inventer sans se perdre.

À Glidji-Kpota, la 363ᵉ édition d’Épé-Ekpé aura donc été bien plus qu’une cérémonie traditionnelle. Elle aura été un moment de retrouvailles, de communion et de transmission, mais aussi une nouvelle démonstration de la vitalité du patrimoine culturel Guin.

Et lorsque la Pierre blanche apparaît au cœur de la forêt sacrée, c’est tout un peuple qui semble entendre un même message : l’histoire continue, la tradition demeure et l’avenir s’écrit toujours à partir des racines.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page