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Africa Tourism Dialogue 2026 : Thabang Matjama attendu à Addis-Abeba pour faire avancer la mobilité et le tourisme africains

Addis-Abeba s’apprête à devenir, du 12 au 14 novembre 2026, le point de convergence des acteurs africains du tourisme, de la diplomatie, de l’aviation et de l’investissement. À l’occasion de la 2e édition de l’Africa Tourism Dialogue (ATD 2026), organisée au siège de l’Union africaine, l’ancien diplomate du Lesotho, l’Ambassadeur Thabang Matjama, prendra part aux échanges consacrés à l’exemption de visas, à la connectivité aérienne et au développement économique durable. Pour Dine Bouraima, président de l’AITEC World, sa participation revêt une portée stratégique.

L’Afrique veut-elle enfin lever les obstacles qui entravent la libre circulation de ses citoyens et limitent le développement de son tourisme ? C’est l’une des grandes questions qui seront au cœur de la 2e édition de l’Africa Tourism Dialogue, prévue du 12 au 14 novembre 2026 à Addis-Abeba, en Éthiopie.

Placée sous le thème « Exemption de visas, connectivité aérienne, développement économique durable », cette rencontre ambitionne de réunir autour d’une même table décideurs politiques, diplomates, professionnels du tourisme, investisseurs, compagnies aériennes, institutions financières et partenaires au développement.

Parmi les personnalités annoncées figure l’Ambassadeur Thabang Matjama, ancien Représentant permanent du Lesotho auprès de la Suisse et des Nations Unies à Genève et actuellement Ambassadeur Global de l’AITEC World, l’Africa International Tourism and Economic Council.

Une expertise diplomatique au service du dialogue continental

La participation de Thabang Matjama est présentée comme l’un des temps forts de cette édition. Fort de son expérience diplomatique internationale, l’ancien représentant du Lesotho apportera aux discussions un regard directement lié aux enjeux de coopération entre États, de mobilité internationale et de construction de politiques communes.

L’annonce de sa participation a été faite par Dine Bouraima, président de l’AITEC World, bras organisationnel de l’événement. « Je suis heureux d’annoncer la participation de l’Ambassadeur Thabang Matjama, ancien Représentant permanent du Lesotho auprès de la Suisse et des Nations Unies à Genève, aujourd’hui Ambassadeur Global d’AITEC World, comme panéliste de cette édition », a indiqué Dine Bouraima. Pour le responsable de l’AITEC World, cette présence dépasse largement le cadre protocolaire.

« Sa présence n’est pas symbolique. Elle est stratégique », insiste-t-il.

Cette conviction s’explique notamment par la nature du thème retenu pour l’ATD 2026. La question des visas, de la circulation des personnes et de la connectivité entre les différentes régions africaines reste intimement liée à la capacité du continent à développer son marché touristique intérieur.

« La libre circulation ne se décrète pas dans un discours »

Au-delà des déclarations de principe, les organisateurs veulent placer les échanges sur le terrain des solutions concrètes. « La libre circulation ne se décrète pas dans un discours. Elle se construit autour d’une table », estime Dine Bouraima.

Selon lui, les problématiques liées aux visas, aux liaisons aériennes et au développement durable constituent certains des principaux freins à l’essor du tourisme africain. « Le thème de cette rencontre touche exactement les blocages qui freinent le tourisme africain depuis des décennies. On ne les résout pas par des vœux pieux. On les résout en réunissant, au même endroit, ceux qui négocient les accords diplomatiques et ceux qui opèrent sur le terrain », souligne-t-il.

Une approche qui donne à l’Africa Tourism Dialogue une dimension dépassant le seul secteur touristique. La mobilité des personnes, la coopération économique, les infrastructures de transport, l’intégration régionale et les investissements sont en effet étroitement liés.

Addis-Abeba, capitale du dialogue touristique africain

Le choix d’Addis-Abeba n’est pas anodin. Capitale diplomatique du continent et siège de l’Union africaine, la ville éthiopienne offre un cadre particulièrement approprié pour discuter des politiques susceptibles d’influencer l’avenir du tourisme africain.

La rencontre, organisée en collaboration avec l’AITEC World dans le cadre de Africa Celebrates 2026, réunira durant trois jours une importante diversité d’acteurs.

Ministres et responsables du tourisme, représentants des institutions africaines, diplomates, responsables gouvernementaux, investisseurs, compagnies aériennes, groupes hôteliers, institutions financières, chambres de commerce, organisations internationales, universitaires et professionnels du secteur sont notamment attendus.

L’objectif affiché est de favoriser une confrontation des expériences et surtout de rapprocher les responsables chargés de définir les politiques publiques des acteurs qui les mettent en œuvre sur le terrain.

Le tourisme africain face au défi de la connectivité

La connectivité aérienne constitue l’un des autres enjeux majeurs du dialogue. Malgré l’existence d’un marché continental de plus d’un milliard d’habitants, les déplacements entre plusieurs capitales africaines restent parfois coûteux, longs ou compliqués.

Pour les professionnels du tourisme, l’amélioration des liaisons aériennes intra-africaines apparaît donc comme une condition essentielle à l’augmentation des flux touristiques sur le continent.

À cela s’ajoute la question des politiques de visas. La multiplication des procédures administratives et des restrictions d’entrée peut constituer un frein aussi bien pour les touristes internationaux que pour les voyageurs africains souhaitant découvrir d’autres pays du continent.

L’ATD 2026 entend précisément placer ces préoccupations au centre du débat afin d’identifier des pistes susceptibles de renforcer l’intégration touristique africaine.

De la destination à l’acteur qui négocie ses propres conditions

Pour Dine Bouraima, l’ambition est plus large que la promotion des destinations africaines. Il s’agit de faire évoluer la manière dont le continent pense et organise son industrie touristique. « L’Afrique dialogue avec elle-même. Elle décide pour elle-même. C’est le sens que nous donnons à cet événement », affirme-t-il.

Et de poursuivre : « Du 12 au 14 novembre 2026, à Addis-Abeba, les décideurs du tourisme continental se retrouveront pour poser les bases concrètes d’un secteur enfin structuré à l’échelle du continent. Un continent qui ne se pense plus comme une destination à vendre, mais comme un acteur qui négocie ses propres conditions d’accès au monde. »

Cette vision traduit l’ambition de faire du tourisme un véritable levier d’intégration, de création d’emplois, d’investissement et de développement économique durable.

Un rendez-vous appelé à peser dans les politiques touristiques

Avec cette deuxième édition, l’Africa Tourism Dialogue entend ainsi consolider sa place comme plateforme de réflexion et de dialogue sur les grandes politiques touristiques africaines.

L’enjeu sera désormais de transformer les discussions en propositions et, surtout, en actions susceptibles d’être portées par les États, les institutions régionales et les opérateurs privés.

À Addis-Abeba, la présence de Thabang Matjama devrait contribuer à donner une dimension diplomatique forte aux échanges. Son parcours entre diplomatie multilatérale et engagement dans la promotion du tourisme africain pourrait notamment permettre de faire le lien entre les ambitions politiques du continent et les réalités auxquelles sont confrontés les voyageurs et les professionnels.

Du 12 au 14 novembre 2026, l’Africa Tourism Dialogue 2026 entend donc faire d’Addis-Abeba le laboratoire d’un tourisme africain plus accessible, mieux connecté et davantage inscrit dans une dynamique de développement durable.

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