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MADAGASCAR : SAÏD LARIFOU APPELLE À UN PANAFRICANISME DES TERRITOIRES POUR TRANSFORMER LA LIBERTÉ EN PROGRÈS CONCRET

À l’occasion de la Fête de la Liberté célébrée le 14 octobre 2026, le président du RIDJA-PACTEF, Maître Saïd Larifou, adresse un message de fraternité et d’espérance au peuple malgache. Dans sa déclaration, il plaide pour une souveraineté économique fondée sur la valorisation des ressources locales, la création d’emplois, l’émancipation de la jeunesse et une coopération africaine plus concrète. Il propose notamment la mise en place progressive de territoires pilotes, avec Antsiranana comme point de départ potentiel.

La liberté politique ne saurait pleinement tenir ses promesses si elle ne se traduit pas par une amélioration tangible des conditions de vie des populations. C’est l’un des messages forts portés par Maître Saïd Larifou, président du RIDJA-PACTEF, parti politique comorien progressiste et panafricaniste, dans une déclaration rendue publique le 14 octobre 2026 à l’occasion de la Fête de la Liberté à Madagascar.

Dans ce message adressé au peuple malgache, le responsable politique appelle à dépasser une conception essentiellement symbolique de l’indépendance pour construire une souveraineté vécue au quotidien. Pour lui, la liberté doit permettre aux citoyens de se nourrir, de se soigner, de se former, de travailler et de participer librement aux décisions qui engagent leur avenir.

Né à Diego-Suarez, aujourd’hui Antsiranana, Maître Saïd Larifou revendique un lien particulier avec Madagascar. L’histoire de cette île de l’océan Indien, les aspirations de sa jeunesse et les perspectives de développement de ses territoires occupent, souligne-t-il, une place importante dans son engagement africain.

De l’indépendance à la souveraineté économique

Plus de six décennies après les indépendances africaines, le président du RIDJA-PACTEF estime nécessaire de réexaminer les modèles de développement qui ont prévalu sur le continent. Malgré les progrès enregistrés, il constate que la pauvreté demeure une réalité pour de nombreuses familles, que plusieurs territoires restent éloignés des centres de décision et que des ressources continuent d’être exportées sans générer suffisamment de valeur ajoutée au bénéfice des populations locales.

Cette situation appelle, selon lui, une transformation profonde des stratégies économiques. La souveraineté ne doit pas se limiter à la capacité juridique d’un État à décider de son destin. Elle doit également se mesurer à sa faculté de produire, de transformer ses ressources, de créer des emplois et de garantir à ses citoyens un accès effectif aux services essentiels.

Dans cette perspective, Maître Saïd Larifou salue l’appel du président de la Refondation, le colonel Michaël Randrianirina, à mobiliser les ressources propres de Madagascar et à réduire les dépendances susceptibles de fragiliser son développement. Il invite toutefois à prolonger cette orientation par des politiques publiques structurées, capables de transformer les potentialités nationales en résultats concrets.

Madagascar dispose en effet d’importantes ressources naturelles, de terres agricoles, d’une biodiversité exceptionnelle et d’un potentiel maritime considérable. À ces atouts s’ajoutent les compétences, le dynamisme et la créativité de sa population. Pour le responsable politique, l’enjeu consiste à organiser durablement leur exploitation au profit du plus grand nombre.

Il préconise notamment le soutien aux producteurs, la sécurisation de l’accès à la terre, le développement de l’irrigation, l’amélioration des mécanismes de financement, le renforcement des infrastructures de transport, la conservation des récoltes et la transformation locale des productions agricoles.

L’objectif est clair : faire en sorte que les richesses des territoires profitent davantage à ceux qui y vivent, plutôt que de laisser persister des déséquilibres entre le potentiel économique disponible et les conditions de vie des populations.

La jeunesse malgache au cœur des priorités

L’autre préoccupation majeure exprimée dans la déclaration concerne l’évolution démographique de Madagascar. Selon les estimations arrondies et les projections des Nations unies citées dans le document, le pays compte environ 33,5 millions d’habitants en 2026 et pourrait dépasser les 53 millions à l’horizon 2050.

Cette perspective représente un défi considérable pour les politiques publiques. Elle implique d’anticiper les besoins en alimentation, en éducation, en santé, en énergie, en infrastructures et en emplois. Sans une préparation suffisante, la croissance démographique risque d’accentuer les difficultés sociales et économiques déjà rencontrées par une partie de la population.

Maître Saïd Larifou considère cependant que la jeunesse constitue avant tout une force et une opportunité. Encore faut-il lui donner les moyens de développer ses compétences, de produire, d’entreprendre et de participer aux décisions collectives.

La formation professionnelle, le soutien aux initiatives économiques et l’accompagnement des jeunes entrepreneurs figurent ainsi parmi les leviers susceptibles de renforcer l’autonomie économique du pays. Il s’agit également de créer les conditions permettant aux jeunes de trouver des perspectives d’avenir dans leurs propres territoires.

Pour le président du RIDJA-PACTEF, Madagascar, à l’instar de nombreux autres pays africains, doit préparer dès aujourd’hui les capacités de production et les infrastructures nécessaires aux générations futures. Cette anticipation suppose également de repenser les formes de coopération internationale afin qu’elles répondent davantage aux besoins réels des populations.

Le « Panafricanisme des territoires », une nouvelle approche de la coopération africaine

C’est dans cette logique que Maître Saïd Larifou défend le concept de « Panafricanisme des territoires ». Cette approche entend donner une dimension concrète à la solidarité africaine en plaçant les régions, les communes et les communautés locales au cœur des initiatives de développement, tout en respectant l’unité des États et leurs compétences respectives.

L’ambition consiste à dépasser les déclarations de principe sur l’intégration africaine pour favoriser des partenariats directs entre territoires confrontés à des défis comparables ou disposant de ressources complémentaires.

Dans sa déclaration, le président du RIDJA-PACTEF propose d’engager progressivement, avec les acteurs concernés, la création de territoires pilotes en Afrique australe, en Afrique de l’Est, en Afrique centrale, en Afrique de l’Ouest et dans l’océan Indien.

Ces territoires auraient vocation à constituer un réseau de coopération autour de projets économiques et sociaux concrets. Le partage de savoir-faire agricoles, la transformation locale des productions, la formation professionnelle, l’implication des universités dans les projets de développement et le soutien aux initiatives économiques des jeunes figurent parmi les domaines identifiés.

Les territoires côtiers pourraient, quant à eux, développer des collaborations dans la pêche durable, la conservation des produits halieutiques et l’économie bleue. Dans cette perspective, Madagascar, les Comores et d’autres territoires africains pourraient mettre en commun leurs compétences et leurs ressources pour bâtir des solidarités économiques durables.

Cette vision repose sur une idée centrale : l’intégration africaine ne doit pas uniquement se construire à travers les institutions continentales et les accords entre gouvernements. Elle doit également prendre forme dans les échanges entre collectivités, producteurs, entrepreneurs, chercheurs et citoyens.

Antsiranana, un territoire pilote potentiel

Parmi les pistes avancées, Antsiranana et sa région pourraient servir de territoire pilote pour expérimenter cette approche. Maître Saïd Larifou souhaite que cette éventualité soit étudiée avec les collectivités territoriales, les universitaires, les acteurs économiques, les organisations citoyennes et les représentants de la jeunesse.

Il ne s’agit pas, dans sa proposition, d’imposer un modèle uniforme à l’ensemble des territoires, mais de partir des réalités locales pour définir des priorités adaptées aux besoins des populations.

Chaque projet devrait ainsi reposer sur un diagnostic préalable, être élaboré avec les acteurs concernés et faire l’objet d’une évaluation fondée sur des résultats mesurables. Le nombre d’emplois créés, l’amélioration des revenus, l’accès aux services essentiels et la préservation des ressources naturelles constitueraient notamment des indicateurs de réussite.

Les expériences concluantes pourraient ensuite être adaptées à d’autres régions, en tenant compte de leurs particularités économiques, sociales, environnementales et culturelles.

Pour le responsable politique, la responsabilisation des territoires ne peut toutefois produire des résultats sans des moyens financiers appropriés, une véritable capacité de décision et des mécanismes permettant aux citoyens de contrôler les résultats obtenus.

Le projet de panafricanisme territorial se veut donc une démarche progressive, fondée sur l’expérimentation, la coopération et l’évaluation, plutôt que sur la seule multiplication des engagements politiques.

Transparence, justice et responsabilité publique

La transformation économique défendue par Maître Saïd Larifou ne saurait, à ses yeux, être dissociée de la qualité de la gouvernance. La transparence dans la gestion des ressources, la lutte contre la corruption, la sécurité juridique et une répartition équitable des richesses constituent des conditions essentielles à la réussite de cette ambition.

Il appelle également à privilégier des partenariats internationaux librement négociés, équilibrés et évalués en fonction de leur contribution effective au développement local. La coopération ne doit pas créer de nouvelles dépendances, mais renforcer les capacités des populations et des institutions à prendre en charge leur propre avenir.

La souveraineté économique doit par ailleurs progresser de concert avec la liberté politique. Dans sa déclaration, le président du RIDJA-PACTEF insiste sur le respect du pluralisme, l’indépendance de la justice, la protection des droits fondamentaux et la participation effective des citoyens aux choix qui les concernent.

Cette articulation entre développement et démocratie constitue l’un des fondements de sa vision panafricaniste. La croissance économique, estime-t-il en substance, ne saurait suffire si elle ne s’accompagne pas d’institutions responsables et d’une meilleure prise en compte des aspirations populaires.

Une solidarité africaine tournée vers les résultats

À travers son message du 14 octobre 2026, Maître Saïd Larifou invite ainsi Madagascar à faire de la Fête de la Liberté un moment de réflexion sur les transformations nécessaires pour améliorer durablement les conditions de vie de sa population.

Son ambition dépasse toutefois les frontières malgaches. Des territoires de l’océan Indien à ceux de l’Afrique continentale, il défend une coopération fondée sur les complémentarités économiques, le partage des connaissances, la création de valeur locale et la responsabilité des acteurs publics.

Pour le président du RIDJA-PACTEF, l’avenir du continent dépendra de sa capacité à faire émerger des citoyens libres, des institutions responsables et des territoires suffisamment outillés pour répondre aux besoins de leurs populations.

La proposition du « Panafricanisme des territoires » reste à traduire en mécanismes opérationnels, en partenariats identifiés et en projets financés. Sa portée dépendra donc de la mobilisation effective des collectivités, des États, des acteurs économiques et des partenaires susceptibles de l’accompagner.

En conclusion de sa déclaration, Maître Saïd Larifou forme le vœu que Madagascar ouvre davantage de perspectives à sa jeunesse et fasse de ses territoires des espaces de production, d’innovation, de démocratie et de solidarité.

Un message qui résume toute sa démarche : faire en sorte que la liberté ne soit pas seulement un héritage historique célébré à une date précise, mais une réalité quotidienne permettant à chaque famille de vivre dignement et à chaque jeune de construire son avenir.

Bonne Fête de la Liberté au peuple malgache !

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