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Coopération économique Bénin–Nigéria : le vice-président nigérian Kashim Shettima impressionné par le modèle industriel de la GDIZ

 

La Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) confirme son statut de vitrine de l’industrialisation béninoise et de plateforme stratégique pour l’intégration économique ouest-africaine. En visite officielle de travail au Bénin ce vendredi 24 juillet 2026, le vice-président de la République fédérale du Nigéria, Son Excellence le Sénateur Kashim Shettima, a effectué une immersion au cœur de cette infrastructure industrielle de référence. Accompagné d’une importante délégation composée d’hommes d’affaires, d’investisseurs et de responsables gouvernementaux nigérians, il est venu découvrir les performances de ce partenariat public-privé innovant entre l’État béninois et ARISE Integrated Industrial Platforms (ARISE IIP).

Cette visite de haut niveau traduit la volonté des deux pays de consolider leurs relations économiques, de renforcer les investissements transfrontaliers et de promouvoir une industrialisation fondée sur la transformation locale des matières premières.

Un accueil officiel à la hauteur de l’événement

La délégation nigériane a été accueillie au siège de la GDIZ par le Directeur général adjoint de SIPI-BENIN S.A., Faki Adjé, qui a souhaité la bienvenue avant le lancement officiel des travaux.

La cérémonie s’est poursuivie avec une allocution de l’ambassadrice du Nigéria près la République du Bénin, Mme Mopelola Adeola-Ibrahim, qui a salué l’excellence des relations entre Cotonou et Abuja et souligné l’importance d’une coopération économique davantage orientée vers la création de valeur ajoutée.

Une présentation détaillée du projet GDIZ a ensuite permis aux invités de découvrir les ambitions, les performances et les perspectives de développement de cette zone industrielle, suivie d’une séance d’échanges nourris avec les responsables de SIPI-BENIN S.A. Dans la salle de maquette, les visiteurs ont pu apprécier la vision globale de ce vaste complexe industriel qui n’est qu’à sa première phase et appelé à transformer durablement l’économie béninoise.

Prenant la parole, le ministre béninois du Tourisme et du Commerce extérieur, chargé de l’Intégration africaine, de l’Industrie et de la Promotion des investissements privés, Olushegun Adjadi Bakari, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à faire de la transformation locale des matières premières un pilier du développement économique national. Il a notamment insisté sur les réformes mises en œuvre pour améliorer le climat des affaires et attirer les investisseurs internationaux.

À son tour, le vice-président nigérian a salué les progrès remarquables accomplis par le Bénin dans son processus d’industrialisation, soulignant que cette réussite constitue une source d’inspiration pour toute la sous-région.

Une vitrine du savoir-faire industriel béninois

Au cours de la présentation technique, Faki Adjé a rappelé que la GDIZ s’étend sur 1 640 hectares et représente un investissement global estimé à 1,4 milliard de dollars dans sa première phase de développement. L’objectif affiché est la création de plus de 300 000 emplois directs d’ici à 2030, grâce au développement d’un puissant écosystème industriel.

La délégation a également appris que la zone accueille déjà plus d’une quarantaine d’unités industrielles opérationnelles dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment le textile, le soja, l’anacarde, le karité, le coton et d’autres filières agricoles.

Le parc textile intégré, considéré comme l’un des plus ambitieux du continent, couvre toute la chaîne de valeur, depuis la filature jusqu’à la confection de vêtements destinés aux marchés africains et internationaux.

Une immersion au cœur des usines de transformation

Après les échanges en salle et un bref passage dans la salle à maquette, le vice-président Kashim Shettima a procédé à une cérémonie symbolique de plantation d’arbre, geste illustrant l’engagement commun en faveur d’un développement industriel durable et respectueux de l’environnement. Une manière d’immortaliser son passage dans ce hub industriel unique en Afrique. La délégation a ensuite parcouru plusieurs infrastructures emblématiques de la GDIZ.

La visite a débuté par le Centre de formation et de production textile, où les visiteurs ont découvert les dispositifs de formation des jeunes ainsi que les équipements modernes destinés à préparer une main-d’œuvre qualifiée.

Ils se sont ensuite rendus à Benin Organics, unité spécialisée dans la transformation du soja, avant de découvrir Benin Textile (BTEX), première unité textile intégrée du Bénin, où toutes les étapes de fabrication sont réalisées localement.

Le circuit s’est achevé à Benin Cashew, usine dédiée à la transformation des noix de cajou, véritable illustration de la politique béninoise de valorisation des matières premières agricoles.

Tout au long de cette immersion, les responsables des différentes unités ont présenté les technologies utilisées, les capacités de production, les perspectives d’exportation ainsi que les milliers d’emplois déjà créés.

Le modèle béninois suscite l’admiration du Nigéria

À l’issue de cette visite, le vice-président nigérian n’a pas caché son admiration devant les performances enregistrées par la GDIZ.

Il a salué la vision stratégique du gouvernement béninois, qui a fait le choix de transformer localement ses ressources plutôt que de les exporter à l’état brut.

Selon lui, cette expérience constitue une référence pour le Nigéria, engagé lui aussi dans un vaste programme de développement de plusieurs zones agro-industrielles.

Accompagné d’importants investisseurs privés, Kashim Shettima a indiqué que cette mission ouvre de nouvelles perspectives de partenariats industriels, commerciaux et financiers entre les deux pays.

Une coopération appelée à se renforcer

Pour les autorités béninoises, cette visite représente un signal fort adressé aux investisseurs africains et internationaux. Elle confirme la crédibilité de la GDIZ comme moteur de l’industrialisation nationale et plateforme régionale de production orientée vers l’exportation.

Au-delà des échanges diplomatiques, cette immersion illustre la volonté du Bénin et du Nigéria de bâtir une coopération économique plus ambitieuse, fondée sur les investissements productifs, le développement des chaînes de valeur régionales, le transfert de technologies et la création d’emplois.

Avant de quitter la zone industrielle, le vice-président nigérian a immortalisé son passage par une photo officielle avec les autorités béninoises et les responsables de SIPI-BENIN S.A., après avoir planté un arbre, symbole d’un partenariat appelé à grandir et à porter durablement ses fruits.

À travers cette visite, la GDIZ démontre une nouvelle fois qu’elle est devenue bien plus qu’une simple zone industrielle : elle s’impose désormais comme l’un des principaux moteurs de la transformation économique du Bénin et comme un modèle africain d’industrialisation, capable d’inspirer les plus grandes économies du continent.

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