Echanges commerciaux en 2021 : 90,7% du cajou de l’Uemoa exportés vers l’Asie

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Les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) vendent la totalité de leur production de noix de cajou sur le marché Asiatique. Selon le Rapport sur le commerce extérieur de l’UEMOA au titre de l’année 2021, les expéditions à l’extérieur des Produits de l’anacarde sont orientées principalement vers l’Asie pour un taux de 90,7%.

Si les exportations totales de biens en valeur des pays de l’UEMOA se sont établies à 20.466 milliards en 2021, en augmentation de 11,8% par rapport au niveau enregistré un an auparavant, la grande partie des Produits de l’anacarde est vendue en Asie pour un taux de 90,7%. Quel dommage ! Le Rapport sur le commerce extérieur de l’UEMOA au titre de l’année 2021 de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) indique un accroissement des exportations des pays de l’Uemoa en 2021.  Cette évolution est essentiellement imputable à une progression des ventes de caoutchouc (+42,8%), d’anacarde (41,9%), de produits pétroliers (+34,4%), de coton (31,8%), de cacao (11,5%) et d’or (+7,3%). Le rapport mentionne que les exportations de noix de cajou ont progressé de 16,%, en ressortant à 815,5 milliards FCFA en 2021, représentant 4% des ventes totales de l’Union. Cette évolution s’explique principalement par la hausse des prix pratiqués à l’expédition. Les pays exportateurs dans l’Union sont principalement la Côte d’Ivoire et la Guinée Bissau.

Nécessité d’une usine régionale de transformation agro-industrielle

Cette part importante de vente de ces produits de noix de cajou à l’extérieur constitue une perte de devise pour les économies ouest africaines notamment pour les deux principaux pays. Ainsi, une usine régionale de transformation agro industrielle comme celle de Glo-Djigbé Industrial Zone (GDIZ) du Bénin dédiée à la transformation locale de produits agricoles tels que le coton, les noix de cajou, l’ananas, les noix de karité et le soja, etc. s’avère nécessaire tant pour capter les devises que pour la création de l’emploi et aussi pour le renforcement du Partenariat Public-Privé (PPP). Cela permettra de booster le développement des économies de l’Union.

Par Abdul Wahab ADO

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