Roller Sports : sept jeunes Béninois s’envolent pour la France pour conjuguer études et haut niveau

La Fédération Béninoise de Roller Sports (FBRS) franchit une nouvelle étape dans sa politique de formation et de détection des talents. Sept jeunes athlètes béninois ont quitté Cotonou, dimanche 13 septembre 2026, à destination de la France, dans le cadre de la deuxième vague du projet « Sport-Études ». Une initiative portée avec la Confédération Internationale des Unions Sportives Francophones (CIUSF) et Francophonie Skate, qui ambitionne de donner aux jeunes sportifs francophones les moyens de construire une carrière sportive et professionnelle.

Le siège de la Fédération Béninoise de Roller Sports a accueilli, dimanche 13 septembre 2026, un point de presse consacré au départ de la délégation béninoise. Athlètes, parents, responsables de clubs et membres du comité exécutif de la FBRS se sont retrouvés autour de cette étape importante pour le roller béninois.
Dirigée à cette occasion par le vice-président de la FBRS, Frankin Ahounou, la rencontre a permis de rappeler les enjeux de cette nouvelle aventure et de prodiguer aux jeunes bénéficiaires les derniers conseils avant leur départ.
À l’ouverture des échanges, le président de la FBRS, Marius Tchibozo, a souligné la portée particulière de cette initiative. « Aujourd’hui est un jour très important pour nous : nous célébrons nos athlètes qui, dans quelques heures, s’envoleront pour la France », a-t-il déclaré.
Sept athlètes sélectionnés sur douze candidatures
Après une première expérience lancée en 2025 avec deux bénéficiaires, le projet Sport-Études prend une nouvelle dimension. Cette année, sept jeunes athlètes ont été retenus sur les douze dossiers soumis, sur la base de leurs performances aussi bien sportives qu’académiques.
La première vague avait permis à deux jeunes Béninois, GUEGNI Marie-Mikal Syntyche Ifè, alors en classe de Terminale, et LANDANZOUN Gnonnan Iniesta, en classe de Première, d’intégrer l’Union sportive municipale de Villeparisis (USMV) en France.
Cette première expérience ayant ouvert la voie, la deuxième vague élargit considérablement le nombre de bénéficiaires et diversifie les structures d’accueil.
Trois athlètes à Espalion, quatre à Dijon
Parmi les sept jeunes sélectionnés, trois pratiquants de l’inline freestyle sont admis en classe de Première au Lycée de l’Immaculée Conception (IMMAC) d’Espalion. Il s’agit de : Sossa Brice-Horst Essozimnanen ; Houalanou Octavia Fénou et Ahounou Florece Foumilayo. Les quatre autres, spécialistes du roller de course, rejoignent le Centre de Ressources, d’Expertises et de Performances Sportives de Bourgogne-Franche-Comté (CREPS-BFC) à Dijon. Il s’agit de : Tiamiyou Imdad, classe de Seconde ; Akotenou Prince, classe de Première ; Houngue Élie, classe de Seconde et Soulé Amine, classe de Seconde.
Ces quatre athlètes bénéficieront d’une formation sportive de haut niveau au CREPS-BFC et poursuivront parallèlement leur cursus scolaire au Lycée Saint-Michel Les Arcades à Dijon. Cette organisation traduit l’ambition centrale du projet : permettre aux jeunes de progresser au plus haut niveau sportif sans sacrifier leur parcours scolaire.
« Vous avez l’obligation d’obtenir de très bons résultats »
Devant les athlètes et leurs parents, Marius Tchibozo a insisté sur la responsabilité qui accompagne cette opportunité. Le président de la FBRS a annoncé que la fédération entend assurer un suivi régulier des jeunes dans leurs différents centres de formation. « Nous gardons un œil sur vous », a-t-il notamment indiqué, précisant que des visites seront effectuées à Espalion et Dijon afin de suivre leur évolution.
Le message adressé aux bénéficiaires est donc sans ambiguïté : cette opportunité doit être transformée en résultats. « Vous avez l’obligation d’obtenir de très bons résultats, aussi bien sur le plan sportif que sur le plan scolaire », a insisté le président de la fédération.
Les responsables de la FBRS ont également prévenu les jeunes que le non-respect des objectifs fixés pourrait conduire à leur retour au Bénin. Une manière de rappeler que le projet repose sur la discipline, le travail et la réussite.
La CIUSF et Francophonie Skate au cœur du dispositif
Le projet Sport-Études est conduit en partenariat avec la Confédération Internationale des Unions Sportives Francophones (CIUSF) et Francophonie Skate. La FBRS a salué l’engagement de leurs responsables, notamment Ali Kanaté, président de la CIUSF, et Boris Darlet, président de Francophonie Skate.
Un remerciement particulier a également été adressé au ministre béninois des Sports, Benoît Dato, pour son soutien à cette initiative. À noter que le projet bénéficie également de l’implication d’un compatriote béninois, Akotchayé Guegni, qui en assure la coordination au niveau de la CIUSF. Ali Kanaté était annoncé à l’arrivée de la délégation en France afin d’accueillir les jeunes et de contribuer à leur installation dans les différents centres.
Des jeunes envoyés « en mission »
Les différents intervenants ont insisté sur la dimension de responsabilité collective qui accompagne cette expérience. Mme Demba Diallo, membre de la FBRS, a invité les jeunes à prendre pleinement conscience de la mission qui leur est confiée. « Nous vous envoyons en mission. Vous avez des objectifs à atteindre : réussir à la fois en tant qu’athlète et en tant qu’élève », a-t-elle rappelé.
Cyprien Landanzoun, parent d’un bénéficiaire de la première vague, a, pour sa part, rassuré les familles sur le sérieux du programme et encouragé les nouveaux bénéficiaires à faire preuve de rigueur et de détermination.
Amine Soulé : « Nous ferons de notre mieux pour faire honneur au Bénin »
Porte-parole des sept bénéficiaires, Amine Soulé, pensionnaire du club Aigle Skater, a pris l’engagement de ses camarades de tout mettre en œuvre pour réussir cette expérience. « Une fois arrivés en France, nous travaillerons dur, que ce soit à l’école ou sur les pistes. Nous resterons sereins et humbles. Nous ferons de notre mieux pour rivaliser avec les autres pays et faire honneur au Bénin », a-t-il promis.
Une déclaration qui résume l’état d’esprit attendu de cette nouvelle génération d’athlètes béninois : travailler, apprendre, progresser et porter haut les couleurs nationales.
Les clubs béninois appelés à poursuivre le travail
Présent à la rencontre, Sylvestre Agossou, président du club Aigle Skater d’Akpakpa, a salué l’initiative de la fédération et encouragé les clubs béninois à continuer d’investir dans la détection et la formation des jeunes talents. S’adressant directement aux athlètes, il les a exhortés à profiter pleinement des conditions qui leur sont offertes en France. « En France, vous disposerez des infrastructures adéquates pour donner le meilleur de vous-mêmes. Vous n’avez pas le droit de revenir sans avoir progressé », leur a-t-il lancé.
Au-delà des sept bénéficiaires, cette expérience constitue donc un signal fort pour les clubs béninois. Elle montre que le travail effectué à la base peut ouvrir les portes de structures sportives internationales.
Le Bénin s’installe davantage dans le paysage international du roller
Avec ce nouveau départ, le Bénin entend désormais compter davantage d’athlètes de roller sports évoluant dans des structures françaises et confrontés aux exigences du haut niveau.
Les sept jeunes seront suivis et entraînés par la coach nationale du Bénin, Kim Seohee, ressortissante sud-coréenne et coach principale de l’USMV à Villeparisis, en France.
Pour la FBRS, l’enjeu dépasse donc le simple déplacement de jeunes sportifs vers la France. Il s’agit de bâtir progressivement une filière capable d’associer formation scolaire, préparation sportive de haut niveau et insertion professionnelle.
Une ambition pour toute la jeunesse sportive francophone
Le projet Sport-Études s’inscrit dans une ambition plus large portée par la CIUSF et Francophonie Skate : offrir à la jeunesse sportive francophone la possibilité de construire une carrière durable dans un environnement adapté.
À travers ce partenariat, le Bénin bénéficie d’une nouvelle passerelle vers les centres de formation et les grands clubs français. Une dynamique qui pourrait, à terme, contribuer à renforcer le niveau du roller béninois sur la scène internationale.
Après le point de presse, la délégation conduite par Marius Tchibozo, président de la Fédération Béninoise de Roller Sports, a pris le départ dans la soirée du dimanche 13 septembre depuis l’aéroport international Bernardin Gantin de Cadjèhoun, à Cotonou.
Désormais, place au travail. Pour ces sept jeunes, l’aventure française ne sera pas seulement un voyage : elle représente une véritable mission sportive et académique, avec à la clé la possibilité de devenir les ambassadeurs d’un roller béninois de plus en plus ambitieux.
De Cotonou à Espalion et Dijon, une nouvelle génération de patineurs béninois vient ainsi d’ouvrir une nouvelle page de son histoire.




