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RIDJA-PACTEF : la « République des Régions » pour produire des richesses et ouvrir un nouvel horizon à 50 000 jeunes Comoriens

Aux Comores, le RIDJA-PACTEF veut passer de la dénonciation à l’action. Le mouvement politique entend désormais porter une véritable alternative de gouvernement articulée autour d’un principe central : faire des territoires les moteurs du développement national et placer la jeunesse au cœur de la transformation économique et sociale du pays.

Après plusieurs années consacrées à dénoncer ce qu’il considère comme la dégradation de l’État, l’affaiblissement des institutions, la pauvreté, les inégalités territoriales et le manque de perspectives pour la jeunesse, le RIDJA-PACTEF affirme vouloir franchir une nouvelle étape. Pour le mouvement, le diagnostic des difficultés du pays ne suffit plus. Il faut désormais proposer une vision, une méthode et un projet susceptibles d’améliorer concrètement les conditions de vie des populations.

La « République des Régions » au cœur du projet

La principale proposition avancée par le RIDJA-PACTEF est la création d’une « République des Régions ». Le mouvement souhaite voir les régions reconnues dans la Constitution de l’Union des Comores et dotées de compétences, de moyens et de responsabilités clairement définis.

L’objectif affiché n’est pas de remettre en cause l’unité nationale, mais, au contraire, de la consolider à travers un développement mieux réparti entre les territoires. Selon le projet présenté, chaque région devrait pouvoir identifier ses potentialités, définir ses priorités et conduire des initiatives adaptées à ses réalités locales.

Agriculture, ressources maritimes, artisanat, culture, tourisme, environnement ou encore capital humain : le RIDJA-PACTEF estime que les territoires comoriens disposent de nombreuses ressources encore insuffisamment identifiées et valorisées.

Le dispositif envisagé concernerait vingt régions réparties entre Ngazidja, Ndzuwani et Mwali. Chacune serait appelée à devenir un véritable espace d’initiative économique et sociale, avec pour ambition de créer des activités, des revenus, des emplois et de nouvelles richesses locales.

Vingt Conseils régionaux pour rapprocher les décisions des populations

Pour donner corps à cette nouvelle organisation, le RIDJA-PACTEF propose la création de vingt Conseils régionaux de développement.

Ces structures auraient vocation à réunir autour d’une même table les différentes forces vives des territoires : jeunes, femmes, producteurs, entrepreneurs, associations, élus, compétences locales et membres de la diaspora.

L’idée défendue est de rapprocher les décisions, les moyens et les projets des populations. Chaque région pourrait ainsi définir ses propres priorités en fonction de son identité, de ses ressources et de ses réalités, tout en restant inscrite dans une dynamique nationale de solidarité et de coopération.

Le message politique est donc clair : aucun territoire ne devrait être condamné à attendre le développement venu du centre. Chaque région serait appelée à devenir actrice de sa propre transformation et à contribuer, parallèlement, au progrès de l’ensemble de l’archipel.

50 000 jeunes : le pari majeur du RIDJA-PACTEF

L’autre axe fort de cette nouvelle orientation concerne la jeunesse. Le RIDJA-PACTEF fixe un objectif ambitieux : mobiliser, former, accompagner et favoriser l’insertion de 50 000 jeunes Comoriens, diplômés ou non.

Le mouvement part d’un constat : de nombreuses familles ont consenti d’importants sacrifices pour financer les études et la formation de leurs enfants. Malgré ces efforts, une partie importante de cette jeunesse se retrouve confrontée au chômage, au manque d’accompagnement et à l’absence de perspectives.

Pour le RIDJA-PACTEF, cette situation constitue un enjeu national. L’éducation et la formation ne peuvent, selon lui, devenir synonymes de chômage et de désillusion.

Le mouvement veut donc faire de la jeunesse non pas une charge pour la collectivité, mais une force productive et la première richesse du pays.

À travers les futurs Conseils régionaux de développement, les jeunes seraient notamment associés à des projets dans l’agriculture, la pêche, l’élevage, l’artisanat, le tourisme, les services, le numérique, la culture et l’économie environnementale.

L’ambition affichée est forte : faire en sorte qu’aucun diplôme ne soit perçu comme un « certificat de chômage » et qu’aucun jeune ne soit contraint de quitter son pays uniquement faute de perspectives.

La diaspora et la coopération internationale mises à contribution

Si le projet entend d’abord s’appuyer sur les ressources nationales et les compétences locales, le RIDJA-PACTEF veut également ouvrir les régions comoriennes à la coopération internationale.

Le mouvement indique que des démarches de partenariat, de coopération et de jumelage ont déjà été engagées auprès de collectivités territoriales, d’institutions et d’organisations en Afrique, en Europe, dans les pays arabes, aux États-Unis et dans d’autres pays du continent américain. Des réponses jugées encourageantes auraient déjà été enregistrées.

Ces partenariats devraient notamment permettre de favoriser les échanges d’expériences, le transfert de compétences, la formation des jeunes, l’accompagnement des projets locaux, la coopération décentralisée et la mobilisation d’investissements.

La diaspora comorienne occupe également une place importante dans cette stratégie. Ses compétences, ses réseaux et son expérience sont appelés à contribuer au développement des différents territoires.

De Ntsinimoipanga à Hamahamet, une mobilisation qui veut devenir nationale

Le processus est déjà présenté comme engagé. La rencontre organisée à Ntsinimoipanga, dans le Mbadjini, est considérée par le RIDJA-PACTEF comme une première étape de cette démarche de proximité.

Une nouvelle rencontre est annoncée à Hamahamet le 20 septembre 2026. Elle doit réunir les référents régionaux en vue de préparer la création et la mise en réseau des vingt Conseils régionaux de développement.

Le mouvement insiste toutefois sur un point : cette dynamique ne saurait être réduite à Ngazidja. Des consultations, des actions d’organisation et de mobilisation doivent également être conduites à Ndzuwani et à Mwali.

Jeunes, femmes, acteurs économiques, associations, universitaires, professionnels, élus et membres de la diaspora issus des différentes îles sont appelés à prendre part au processus.

Du discours d’opposition à une offre de gouvernement

Au-delà des propositions institutionnelles et économiques, le document marque surtout une évolution dans le positionnement politique du RIDJA-PACTEF.

Le mouvement reconnaît que la dénonciation des insuffisances des gouvernements successifs ne peut constituer, à elle seule, une perspective politique durable. Il veut désormais présenter aux Comoriens une offre de gouvernement, avec une vision et des responsabilités clairement assumées.

Le parti se veut également ouvert à la contribution de toutes les composantes de la société : citoyens, jeunes, femmes, entrepreneurs, producteurs, associations, élus, universitaires, experts et diaspora.

Une nouvelle bataille politique autour des territoires et de la jeunesse

Avec la « République des Régions », le RIDJA-PACTEF place ainsi deux enjeux au centre de son projet : la territorialisation du développement et l’avenir de la jeunesse.

L’ambition annoncée est de transformer les régions en espaces de production de richesses, d’innovation et d’opportunités, tout en construisant une solidarité nationale entre les différents territoires de l’Union des Comores.

Reste désormais au mouvement à transformer cette vision politique en mécanismes opérationnels, en projets financés et en résultats tangibles. Le rendez-vous du 20 septembre 2026 à Hamahamet, présenté comme une étape majeure du processus, devrait permettre d’en mesurer les premiers contours.

Pour le RIDJA-PACTEF, le cap est désormais fixé : sortir de la seule logique de dénonciation, responsabiliser les territoires, mobiliser les compétences et redonner confiance à la jeunesse. Une ambition résumée par une conviction : aucune région ne doit avancer seule, car le développement de chaque territoire doit participer au progrès de l’ensemble des Comores.

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