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Arrestation de journalistes aux Comores : le RIDJA-PACTEF alerte sur une menace contre la liberté de la presse

(Le mouvement appelle les autorités comoriennes à garantir les droits des journalistes interpellés et à préserver les acquis démocratiques)

 

La liberté de la presse est de nouveau au cœur des préoccupations aux Comores. Dans un communiqué officiel rendu public le 8 juin 2026, le RIDJA-PACTEF a exprimé sa « profonde préoccupation » après l’interpellation de deux journalistes du quotidien La Gazette des Comores.

Selon l’organisation, Monsieur Toufé Maecha, journaliste et secrétaire de rédaction du journal, ainsi que Monsieur El-Had Saïd Omar, directeur de publication, ont été arrêtés le 8 juin 2026 dans des circonstances qui, au moment de la publication du communiqué, n’avaient pas encore été clairement expliquées aux citoyens.

Cette situation suscite des inquiétudes au sein de la corporation journalistique. Le Syndicat National des Journalistes Comoriens (SNJC) a notamment fait part de ses préoccupations concernant le respect des libertés fondamentales et des garanties procédurales entourant ces interpellations.

Pour le RIDJA-PACTEF, la liberté de la presse demeure un pilier incontournable de toute démocratie. L’organisation rappelle que le droit à l’information et la liberté d’expression sont consacrés par plusieurs instruments juridiques internationaux, notamment la Déclaration universelle des droits de l’homme, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ainsi que la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

« Les journalistes ne doivent jamais être inquiétés pour avoir exercé leur mission d’information », souligne le communiqué, qui insiste sur la nécessité de respecter les procédures légales et les droits de la défense lorsqu’une personne est privée de liberté.

Au-delà du cas des deux journalistes, le RIDJA-PACTEF estime que l’enjeu dépasse les individus concernés. Pour l’organisation, la protection des médias et du pluralisme de l’information participe directement à la transparence publique, à la bonne gouvernance et à la confiance entre les citoyens et les institutions.

Le mouvement appelle ainsi les autorités compétentes à communiquer rapidement sur les raisons juridiques de ces interpellations et à garantir aux journalistes concernés toutes les protections prévues par les lois nationales et les conventions internationales.

Dans un message fort adressé aux dirigeants comoriens, le RIDJA-PACTEF rappelle que la solidité d’un État ne se mesure pas à sa capacité à réduire les voix critiques au silence, mais à sa capacité à protéger le droit de chacun à s’exprimer librement dans le respect des règles républicaines.

L’organisation plaide pour davantage de dialogue, de transparence et d’apaisement, estimant que la consolidation de l’État de droit passe nécessairement par la défense des libertés publiques et la reconnaissance du rôle essentiel des médias dans la société.

Le RIDJA-PACTEF affirme qu’il suivra avec attention l’évolution de cette affaire et n’exclut pas de saisir, si nécessaire, les mécanismes nationaux, africains et internationaux compétents en matière de défense des droits humains et de liberté de la presse.

« La liberté de la presse n’est pas un privilège accordé aux journalistes, elle est le droit du peuple à être informé », conclut le communiqué signé par Maître Saïd Larifou, président du RIDJA-PACTEF et président de l’Institut du Droit International Africain et de la Bonne Gouvernance.

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