1ère édition de Women Golden Meet RH
Premier pari réussi pour la présidente Axelle Akpo épouse Touadé (À travers le Speed Networking RH, le WGMRH crée un espace d’échanges, de partage d’expériences et de valorisation des talents féminins)

Les professionnelles des ressources humaines ont donné un nouveau visage au réseautage professionnel au Bénin. Réunies ce samedi 26 septembre 2026 à l’Impact Hub Cotonou, à l’occasion du Women Golden Meet RH (WGMRH), elles ont consacré plusieurs heures à l’échange, à la réflexion et au partage d’expériences autour des grands enjeux de la fonction Ressources humaines.

Placée sous le signe de la rencontre, de l’échange et de l’évolution professionnelle, cette première rencontre physique du WGMRH a réuni des femmes RH issues de plusieurs secteurs d’activité. À travers le concept « Speed Networking RH : Rencontrez. Échangez. Évoluez. Votre réseau, votre avenir », les organisatrices ont voulu faire du réseau un véritable levier de développement professionnel.
L’initiative est portée par la présidente du WGMRH, Mme Axelle Akpo épouse Touadé, également promotrice de Management Services Bénin (MS Bénin). La rencontre a été modérée et animée par Brice Adjagan, avec la participation de plusieurs responsables des ressources humaines, professionnelles confirmées, jeunes professionnelles et invitées.

Une première rencontre physique placée sous le signe du partage
Après l’accueil des participantes et leur répartition en trois pôles thématiques, la présidente du WGMRH a officiellement ouvert les travaux. Dans son intervention, Mme Axelle Akpo épouse Touadé a insisté sur la nécessité de dépasser la dimension purement administrative et technique de la fonction RH.
Pour elle, le professionnel des ressources humaines doit être capable de regarder au-delà du poste occupé et de percevoir le potentiel humain, les aptitudes et les possibilités d’évolution de chaque collaborateur.
La fonction RH, a-t-elle souligné en substance, ne consiste donc pas uniquement à gérer des dossiers, des contrats ou des procédures. Elle implique également d’accompagner les personnes afin de leur permettre de révéler leurs capacités et de contribuer efficacement aux objectifs de l’organisation.
La présidente du WGMRH a ainsi invité les participantes à considérer la rencontre comme un espace d’apprentissage collectif, mais aussi comme une occasion de renforcer les liens entre professionnelles.
Dans cette dynamique, un message fort s’est dégagé des échanges : « Les femmes RH ont une force à révéler davantage en matière de stratégie. » Une invitation à renforcer leur contribution à la réflexion, à la prise de décision et à l’orientation stratégique des organisations.

Trois ateliers pour confronter les expériences
L’un des moments forts de la rencontre a été consacré aux travaux en ateliers. Les participantes ont été réparties en trois groupes autour de trois domaines essentiels de la gestion des ressources humaines : le recrutement, la formation et le droit du travail au Bénin. Durant plusieurs dizaines de minutes, les professionnelles ont été invitées à réfléchir à des situations concrètes rencontrées ou susceptibles d’être rencontrées dans les entreprises.
L’objectif était de privilégier une approche pratique. Chaque groupe devait analyser des cas, confronter les expériences, proposer des solutions et désigner un rapporteur chargé de présenter la synthèse des travaux.

Recrutement : entre exigences des dirigeants et respect des principes
Dans l’atelier consacré au recrutement, les participantes ont notamment étudié le cas d’un directeur général souhaitant imposer des critères sensibles dans le processus de recrutement : limite d’âge, préférence pour les femmes et exclusion de candidats originaires de certaines régions. Les échanges ont mis en évidence la responsabilité du professionnel RH face à de telles demandes.
Les participantes ont estimé que le responsable RH devait conserver son rôle de conseil et attirer l’attention de la direction sur les risques liés à des critères qui ne reposeraient pas sur les compétences nécessaires au poste. La transparence, l’équité du processus de recrutement et la prévention des discriminations ont été au cœur des discussions.
Un autre cas portait sur les fausses déclarations d’un candidat recruté comme chef comptable. Les participantes ont dû réfléchir à la conduite à tenir lorsque des informations importantes figurant sur le CV se révèlent inexactes après l’embauche. Ces échanges ont rappelé l’importance d’un recrutement rigoureux, de la vérification des références et de la sécurisation des différentes étapes du processus.

Formation : passer de la satisfaction à l’impact
Le deuxième atelier était consacré à la formation professionnelle. Un cas pratique particulièrement révélateur mettait les participantes face à une réduction de 40 % du budget formation, alors que 25 besoins avaient été identifiés et que seulement huit actions pouvaient être financées.
Les échanges ont conduit les participantes à retenir plusieurs critères d’arbitrage : les obligations réglementaires, les priorités stratégiques de l’entreprise, les besoins liés à la sécurité, l’impact attendu sur la performance et les compétences indispensables à l’atteinte des objectifs. La question de l’évaluation des formations a également suscité de nombreux échanges.
Les participantes ont notamment souligné que le taux de satisfaction recueilli immédiatement après une formation ne suffit pas à mesurer son efficacité. Une formation peut être très appréciée par les participants sans produire de changement réel dans les pratiques professionnelles. D’où l’importance du suivi post-formation, des rapports de restitution, de l’évaluation des acquis et de l’observation des changements de comportements sur le terrain.
L’enjeu, ont-elles fait ressortir, est de passer d’une logique de « formation consommée » à une logique de « compétences effectivement transférées ».

Droit du travail : les RH face aux risques juridiques
Le troisième atelier a porté sur le droit du travail au Bénin. Plusieurs situations ont été soumises aux participantes, notamment celle d’un salarié en CDI accusé d’avoir détourné du matériel de l’entreprise. La question était de savoir comment réagir face à la volonté d’un dirigeant de procéder à un licenciement immédiat, sans respecter les différentes étapes de la procédure disciplinaire.
Les discussions ont mis en avant la nécessité, pour le responsable RH, de sécuriser la procédure et de conseiller la direction afin de limiter les risques de contentieux.
Les participantes ont également examiné le cas de contrats à durée déterminée successifs ainsi que celui de collaborateurs officiellement engagés comme prestataires, mais travaillant dans les faits dans des conditions pouvant s’apparenter à une relation salariée. Ces discussions ont permis de rappeler un principe essentiel : le professionnel RH doit contribuer à prévenir les risques juridiques plutôt que d’intervenir uniquement lorsque le conflit est déjà installé.

L’appel de Me Quenum Spéro à investir dans la jeunesse
Invité spécial de cette première édition, Me Quenum Spéro a salué l’initiative du WGMRH et la mobilisation des professionnelles des ressources humaines. Dans son intervention, il a notamment insisté sur l’importance de l’accompagnement des jeunes et sur la nécessité pour les entreprises de développer des passerelles avec les universités et les établissements de formation.
Selon lui, les entreprises peuvent identifier très tôt de jeunes talents, les accueillir en stage, observer leur potentiel et, lorsque cela est pertinent, investir dans leur formation. Son intervention a également porté sur la responsabilité des professionnels RH. Il les a encouragés à jouer pleinement leur rôle de conseil auprès des dirigeants et à faire valoir leur expertise lorsqu’une décision concernant les ressources humaines présente des risques ou mérite d’être réexaminée.
L’idée forte défendue par l’invité spécial est que les entreprises ont intérêt à repérer et à accompagner les talents avant même leur entrée définitive dans le monde professionnel.

Un espace où les professionnelles apprennent les unes des autres
Au-delà des cas pratiques, les travaux ont permis aux participantes de partager des expériences issues de leurs différents environnements professionnels. Cette dimension constitue l’un des principaux intérêts du WGMRH : réunir dans un même espace des professionnelles ayant des parcours, des responsabilités et des expériences différentes.
Le réseautage devient alors un outil de développement professionnel, permettant de découvrir de nouvelles pratiques, de créer des contacts, de partager des opportunités et, potentiellement, de construire des collaborations.
La dynamique défendue par le WGMRH ne se limite d’ailleurs pas à cette rencontre. Le forum entend développer des activités régulières, notamment des rencontres mensuelles, des échanges entre professionnelles, un Book Club et un programme de mentorat.
Le FONAMA, prévu les 12 et 13 février 2027, s’inscrit également dans l’environnement des initiatives destinées à favoriser les échanges et la valorisation des compétences.

Le Challenge Jeune Leader RH, autre temps fort de la rencontre
La rencontre a également été marquée par le lancement du Challenge Jeune Leader RH. Trois jeunes professionnelles ont été retenues pour participer à l’épreuve finale : Marie-Rita Houndonougbo, Laetitia Komahoue et Obiège Messan.
Face à un jury d’exception composé de Mme Reynath Tanda, présidente du jury, Mme Annick Akobe épouse Akomian et Mme Nadine Koukponou, les trois candidates ont été invitées à démontrer leurs connaissances et leur capacité d’analyse sur des problématiques liées aux ressources humaines. Formation, recrutement et droit du travail ont notamment constitué le socle des questions auxquelles elles ont dû répondre.
L’exercice a permis de mettre en lumière les connaissances et la capacité de réflexion de jeunes professionnelles appelées à évoluer dans un domaine où la maîtrise technique doit désormais s’accompagner de capacités d’analyse, de communication et de leadership.
Au terme de l’épreuve, Obiège Messan a remporté le premier prix. Marie-Rita Houndonougbo s’est classée deuxième, tandis que Laetitia Komahoue a obtenu la troisième place.
Les trois lauréates ont été récompensées pour leurs performances et leur maîtrise des thématiques liées aux ressources humaines. Cette distinction vient également mettre en lumière la qualité des jeunes talents qui se préparent à jouer un rôle dans l’évolution de la fonction RH au Bénin.

Management Services Bénin au cœur de la dynamique professionnelle
La rencontre a également permis de présenter les activités de Management Services Bénin Sarl, structure engagée dans l’accompagnement des organisations en matière de gestion des ressources humaines. À travers cette présentation, les participantes ont pu mieux apprécier les enjeux liés à la professionnalisation de la gestion des talents, au recrutement, à la formation et à l’accompagnement des équipes.
La présence de MS Bénin s’inscrit dans la volonté du WGMRH de créer des passerelles entre les professionnelles RH, les entreprises et les différents acteurs intervenant dans le développement des compétences.

Vers une communauté féminine RH plus forte
À travers cette première rencontre physique, le Women Golden Meet RH affiche une ambition : construire progressivement une communauté professionnelle capable de favoriser les échanges, le mentorat, le partage d’expériences et l’émergence de nouveaux leaders.
Le pari est également celui de la transmission. Les professionnelles expérimentées peuvent accompagner les plus jeunes, tandis que les nouvelles générations peuvent apporter de nouvelles approches, notamment dans les domaines de la transformation digitale, de l’innovation RH et des nouvelles pratiques managériales.
Dans un contexte où les entreprises recherchent de plus en plus des profils capables de conjuguer expertise technique, intelligence relationnelle et capacité d’adaptation, le développement d’un réseau professionnel spécialisé peut constituer un espace important d’apprentissage et de collaboration.
Un rendez-vous qui veut s’inscrire dans la durée
Le Speed Networking RH du Women Golden Meet RH, organisé ce samedi 26 septembre 2026 à l’Impact Hub Cotonou, aura donc permis de franchir une première étape : transformer une communauté virtuelle ou professionnelle en un espace physique de rencontres et de dialogue.
De la formation au recrutement, du droit du travail au leadership féminin, les échanges ont montré que la fonction RH est au cœur de nombreuses problématiques de performance et de développement des organisations.
Avec son approche fondée sur le réseautage, les ateliers pratiques, le partage d’expériences et la valorisation des jeunes talents, le WGMRH entend poursuivre cette dynamique dans la durée. « Rencontrez. Échangez. Évoluez. Votre réseau, votre avenir. » Derrière cette formule, les initiatrices du Women Golden Meet RH veulent installer une communauté où les professionnelles ne se contentent plus de travailler dans le même domaine, mais apprennent à se connaître, à partager leurs expériences et à construire ensemble de nouvelles perspectives professionnelles.

